CRESUS

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Jean-Louis Kiehl face à Nicolas Dupont-Aignan dans Face aux Français le 5 janvier 2011 puis François Hollande dans Parole de candidat le 28 février 2012.

Le président de la fédération des associations Crésus, qui lutte contre le surendettement social, est intervenu dans plusieurs émissions pendant la campagne présidentielle 2012.

En les évoquant, Jean-Louis Kiehl reste songeur. « Sur le moment, il y a une sincérité du candidat. Mais le temps des élections est celui des promesses, et celles-ci n’engagent que ceux qui les écoutent ». L’homme réinvestirait cependant les plateaux télé si l’occasion lui en était donnée. «J’y retournerais car la médiatisation de ce fléau qu’est le surendettement a été importante. On connaît mieux le phénomène, même si on ne le soigne toujours pas mieux.»

Mais Jean-Louis Kiehl interviendrait autrement : « Cette fois-ci, je demanderais au candidat un agenda précis de ses réformes. Car un mandat, c’est comme une course. On réforme au début, avant de se fatiguer. » Au quotidien, Jean-Louis Kiehl se bat pour la création d’un fichier positif, un dispositif destiné à lutter contre le surendettement en répertoriant l’ensemble des crédits détenus par un particulier. «Cela fait 25 ans que c’est mon combat, et je continuerai», confie-t-il.

>> Lire l'intégralité de l'article paru le 14 avril 2016 dans le journal web 20minutes 

 

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L’association pour la Fondation CRESUS a obtenu l’agrément national en application des articles D. 551-1 et suivants du Code de l’éducation.

Cet agrément du ministère chargé de l'éducation nationale atteste de la qualité des services proposés par notre association.

 

Madame la Ministre Najat VALLAUD-BELKACEM à notre Président Jean-Louis KIEHL :

 

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la-quotidienne

CRÉDITS À LA CONSOMMATION : COMMENT CHOISIR ?

Retrouver le débat sur les crédits à la consommation avec Jean-Louis KIEHL dans l'émission "La quotidienne" sur France 5 diffusé jeudi 11 février 2016

L’an dernier et pour la première fois depuis près de 10 ans le nombre de crédits à la consommation a légèrement augmenté en France. 26% des foyers ont souscrit à ces types de prêts. Les taux d'intérêts pour ces prêts peuvent changer du tout au tout selon l'établissement qui vous le propose. Alors comment bien choisir son crédit à la consommation ? Et surtout comment éviter le piège du surendettement ? 

CLIQUER POUR VISUALISER LA VIDÉO.

 

 

 atelier jeu dilemme BNP

Le 3 février 2016, la Banque organise dans près de 80 agences en France, une journée d’ateliers sur la gestion du budget autour d’un jeu développé par son partenaire associatif CRESUS.

 

Dans un environnement mouvant avec des parcours de vie moins linéaires (chômage, séparation…), de plus en plus de ménages peuvent être confrontés à des situations budgétaires compliquées. Quel que soit le niveau de revenu, gérer le budget personnel ou celui de la famille nécessite de faire des choix avisés. Dans le cadre de son programme d’éducation financière « Connect&change, les ateliers d’un monde qui change », BNP Paribas organise le mercredi 3 février dans près de 80 agences en France des ateliers sur le thème « Dépenser/épargner, un dilemme quotidien ». Petits et grands (dès 12 ans) sont invités à venir jouer en famille au jeu éducatif « Dilemme® » développé par CRESUS pour y découvrir les bonnes pratiques de la gestion du budget. 120 collaborateurs ont été formés à l’animation de ce jeu par les experts de l’association.

Raphaèle Leroy, Responsable des Relations avec les Consommateurs et RSE de la Banque de Détail en France de BNP Paribas, explique la démarche : « L’étude réalisée par la Banque de France en 2014 sur les parcours susceptibles de mener au surendettement souligne l’importance de l’éducation budgétaire. Il est de notre responsabilité de développer cet apprentissage. Le jeu Dilemme® au sein des agences est un moment d’échanges et de convivialité qui permet d’apprendre de manière ludique et en famille la gestion d’un budget. En sensibilisant clients et prospects, ces ateliers doivent contribuer à rendre les citoyens autonomes et capables de prendre les bonnes décisions pour leurs finances ».

L’organisation de cette journée d’ateliers sur la gestion du budget s’inscrit dans la continuité du partenariat qui unit BNP Paribas et CRESUS depuis 2014. La banque et l’association, qui partagent les mêmes objectifs de prévention et de lutte contre le surendettement, ont signé une convention de coopération, pour être encore plus efficace face aux situations les plus complexes et proposer un accompagnement global dépassant parfois la seule dimension bancaire. Cela complète le dispositif d’accompagnement des clients fragiles mis en place par BNP Paribas avec notamment 7 centres spécialisés en solutions budgétaires et 340 conseillers experts qui prennent en charge, partout en France, les ménages les plus fragiles.

 

Pour découvrir la liste des agences organisant un atelier sur la gestion du budget :

https://maps.bnpparibasfortis.com/ateliers-budget/

Suivre sur twitter : @BNPParibas_pr


A propos de CRESUS

L’association CRESUS a été créée en Alsace en 1992. Aujourd’hui, le réseau compte 25 associations dans toute la France. A travers son programme d’éducation budgétaire « Dilemme », CRESUS s’est donné pour mission de former et sensibiliser tous les publics de manière ludique :

  • aux questions liées à la gestion budgétaire,
  • aux avantages et aux risques des différents moyens de paiement,
  • au fonctionnement des banques et des assurances, du crédit et de l’épargne, dans une logique d’échanges, d’inclusion et de responsabilisation individuelle et collective


Pour en savoir plus sur le réseau CRESUS : www.cresusalsace.org
Pour en savoir plus sur le programme Dilemme : www.dilemme.org

A propos de la Banque de Détail en France de BNP Paribas

En France, le pôle Banque de Détail compte plus de 28 000 collaborateurs au service de 6.9 millions de clients particuliers, 560 000 clients professionnels et très petites entreprises (TPE), 31 000 entreprises (PME, entreprises de taille intermédiaire (ETI), grandes entreprises) et 73 000 associations. Il est leader sur le marché des Entreprises et de la Banque Privée. Organisé autour de lignes de clientèles spécialisées pour apporter le meilleur accompagnement, il offre une large gamme de produits et services, de la tenue de compte courant jusqu'aux montages les plus experts en matière de financement des entreprises ou de gestion de patrimoine.

Les équipes de la Banque de Détail sont fortement engagées au service de l'économie et de toutes les clientèles qu'elles accueillent au sein de plus de 2 000 agences et dans les 300 pôles d'expertises : Banque Privée, Maisons des Entrepreneurs, Pôles innovation et Centres d'Affaires Entreprises. La Banque de Détail assure également une large présence sur les réseaux sociaux via notamment Facebook, Twitter et Foursquare. Investissant en permanence dans l'innovation et la qualité de service, BNP Paribas a lancé en mai 2013 la première banque digitale nativement conçue pour utilisation sur mobiles : Hello bank!.

Cette nouvelle offre de relation clients est venue compléter le dispositif de Banque en ligne (Centres de contacts, Internet, Mobile, Net Agence, Net Crédit et Net Epargne) et les 6 000 automates mis à disposition de ses clients particuliers et professionnels.

Contacts Presse

Loubna Sebti - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - 01 40 14 66 28

Marion Saraf - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - 01 57 43 88 63

 

jlk combattre lemaldedettes

Le surendettement touche des centaines de milliers de foyers français, y compris dans les classes moyennes. Le secteur social et hospitalier en souffre aussi et défend une approche de prévention et d’écoute.

Avec son ton rocailleux, ses formules percutantes et son regard clair, Jean-Louis Kiehl crève l’écran dans le film documentaire « Ma vie à crédit », réalisé par Aurélien Chalon à la demande de la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH). «En France, un dossier de surendettement est déposé toutes les deux minutes !», s’alarme Jean-Louis Kiehl. «Nous savons tous que le surendettement est une violence. Aujourd’hui, ce sont aussi les classes moyennes supérieures qui plongent.» Le président alsacien de la Fédération des Chambres régionales de surendettement social (Crésus) ne mâche pas ses mots.

« Les gens parviennent de moins en moins à faire face aux charges du quotidien. Souvent, quand ils viennent nous voir, ils ont déjà lutté… beaucoup lutté »

Ce mouvement né à Strasbourg de l’initiative de cadres bancaires inquiets des dérives de la distribution de crédits aux particuliers aide les ménages à se sortir de la spirale destructrice de l’emprunt. Cette « vie à crédit » qui conduit certains à finir par emprunter simplement pour manger. Le surendettement, au sens des commissions gérées par la Banque de France, a frappé plus de 205 000 personnes en 2014 en France (lire ci-dessous). Mais la vie à crédit et ses souffrances frappent évidemment un nombre plus important de foyers.

Émouvant par la qualité de ses témoignages, recueillis pour partie en Alsace, le film documentaire sert de base à la campagne de prévention que mènent la MNH et le CGOS, le Comité de gestion des œuvres sociales des établissements hospitaliers. Il a été projeté il y a quelques jours dans la salle des fêtes de l’hôpital civil de Strasbourg.

Cette démarche de prévention ne date pas d’hier et la MNH faisait, auparavant, témoigner en direct des personnes surendettées. Le film a le mérite de recréer une distance et d’éviter d’ajouter du malaise à la souffrance. Car il est bien difficile, et certains témoins pleurent devant la caméra, d’évoquer en public ces impasses financières, qu’elles soient le fruit de la légèreté, de l’ignorance, de la naïveté. Ou des accidents de la vie, maladie, séparation ou perte d’emploi qui jouent un rôle important dans le surendettement.

«On est troublé par le niveau d’endettement de certaines familles, combiné avec des accidents de la vie. Il faut trouver un moyen pour limiter le recours à l’endettement et faire davantage jouer la solidarité», commente Joseph Sladek, président du CGOS Alsace-Moselle et directeur des ressources humaines de l’hôpital de Haguenau.

«Les gens parviennent de moins en moins à faire face aux charges du quotidien. Souvent, quand ils viennent nous voir, ils ont déjà lutté, beaucoup lutté. Il faut valoriser ce que ces personnes ont pu faire, de sorte qu’elles repartent de l’entretien avec un peu d’espoir», fait observer avec une certaine humilité Christelle Le Corvic, assistante sociale aux hôpitaux universitaires de Strasbourg. Sa collègue Claudine Mahon, qui travaille à l’hôpital de Strasbourg-Hautepierre, le confirme : «Souvent le reste à vivre est très faible, et les gens sont véritablement acculés lorsqu’ils viennent nous voir, quand ils n’ont plus de moyens pour s’en sortir.»

Pour Médéric Monestier, directeur général de la Banque française mutualiste (BFM), qui compte 1,2 million de fonctionnaires et ayant droit clients, la priorité est de défendre des valeurs et d’assurer une certaine prévention : « Notre banque a été créée il y a trente ans par plusieurs dizaines de mutuelles de fonctionnaires dans un esprit de protection qui n’est pas forcément celui qui prévaut dans les autres réseaux bancaires. La BFM ne fait pas de crédits renouvelables. Nous essayons d’apporter des solutions différentes. » Mais il est également lucide : «Emprunter n’est pas une mauvaise chose en soi et les frais bancaires sont nécessaires.»

Jean-Louis Kiehl, qui connaît le milieu bancaire mieux que le fond de ses poches, juge inutile de mettre en cause la banque d’une façon générale, même si certains comportements sont condamnables : «La banque prête parfois de façon aveugle, pratique le scoring en rangeant les clients dans des cases comme des petits cochons», dit-il avec humour.

« Cela fait vingt-cinq ans qu’on attend un fichier des crédits. Il ne faut pas taper sur les banquiers, ça ne sert à rien… On est tous responsables et en premier, l’État »

Le président de Crésus estime qu’il faut analyser le problème du surendettement en termes de co-responsabilité. Il juge d’ailleurs que cette notion de partage des responsabilités est un état d’esprit ancien en Alsace. Mais il enrage de voir que la France est incapable de mettre sur pied un « registre des crédits » comme il en existe en Allemagne depuis 1927, selon lui.

Écarté par le législateur, un tel fichier permettrait aux établissements prêteurs de ne pas se fier aux seules déclarations des candidats emprunteurs pour juger de leur niveau d’exposition à la dette.

Car tous les professionnels le savent, au-delà d’un certain ratio d’endettement par rapport au revenu, il est déraisonnable d’emprunter davantage. Or certains surendettés n’ont aucune connaissance du nombre et du montant de leurs dettes. Le crédit renouvelable, en particulier, fait des ravages par son côté invisible et ses taux exorbitants.

« Cela fait vingt-cinq ans qu’on attend un fichier des crédits. Il ne faut pas taper sur les banquiers… On est tous responsables et le premier responsable est l’État », dit Jean-Louis Kiehl. Jugement sévère d’un homme visiblement pas encore fatigué de plaider.

 

Article paru le 01/02/2016 dans les DNA, rédigé par ANTOINE LATHAM ( Cliquer pour télécharger la version PDF DH version papier )